Aussi dure que peut parfois nous paraître la vie, nous avançons. Ou plutôt, nous courons. Parce que oui, être humain implique le fait d'être lâche et de fuir sans regarder en arrière. Fuir pour oublier et oublier pour recommencer. C'et un cercle vicieux Ce n'est rien d'autre que des déceptions qui s'enchaînent, ponctuées de moments intenses. Ces rares moments que l'on cherche avec tant de ferveur que nous y consacrons toute une vie par espoir de trouver, un jour, ce que nous avons nommé le bonheur. Se rendre compte que la vie est une absurdité fait souffrir. Et la plupart des gens courent sans jamais regarder en arrière, ni même en avant d'ailleurs. Ils courent en regardant au sol, afin d'éviter un énième piège que leur tendrait cette vie que nous menons et qui nous épuise de plus en plus chaque jour. C'est une étrangeté, mais il est possible de dire que la vie nous assassine à petits feux. Un jour on crève de bonheur, le second on se tord de douleur. La fatigue de changer d'émotions continuellement et inlassablement demande un entraînement difficile: ce que nous appelons l'expérience. Par ailleurs, se dire qu'avec le temps nous comprenons mieux ce qui se passe autour de nous est une absurdité des plus complètes. Croyez-vous qu'un jeune comprenne moins bien la tristesse, la joie, l'amour, la haine qu'un adulte? Ces sentiments s'éprouvent à n'importe quel âge. Ce que nous redoutons le plus finit toujours par se produire: la solitude nous rattrape..